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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 11:30


QUELQUES CONSEILS POUR
DES COURS PARTICULIERS
OU UNE AIDE AUX DEVOIRS EFFICACES



Pour la plupart des élèves, les cours particuliers ou l'aide aux devoirs doivent :

- Dynamiser ou remotiver l'élève, lui redonner confiance. Pour ce faire, voici quelques conseils non exhaustifs :
 Tout d'abord, lors de la première séance, le "professeur" devra se positionner comme "accompagnateur" et non pas comme personne qui va donner toutes les solutions ou faire le travail à la place de l'élève.

- Puis, habilement, au fur et à mesure des difficultés, l'enseignera fera avec l'élève un petit bilan pour voir ce qu'il réussit ou ce qu'il a réussi avant d'être en difficulté. Il pourra lui faire expliciter ce qu'il a réussi, c'est à dire lui faire dire comment il a fait pas à pas. L'objectif sera de lui faire modéliser ses réussites.

- Observer sa façon de lire. Comment lit-il les consignes ? La lecture de la totalité d'un énoncé (physique ou mathématique) peut quelque fois stresser et créer une panique. Dans un premier temps, traiter, pas à pas, le devoir, va permettre de réguler l'impulsivité et le stress. Travailler sur sa façon de traiter les informations qu'il reçoit (certains élèves sautent des mots lorsqu'ils lisent. Quelle que soit la matière "soutenue", s'assurer que sa lecture est efficace est important. Sinon il y a lieu de l'aider à améliorer ce point

- Utiliser l'erreur comme outil qui permet d'avancer. Comprendre une erreur permet de ne plus la reproduire.

- éviter au maximum de donner une explication mais faire remonter l'élève en amont des difficultés, autant qu'il le faut, pour lui permettre de trouver la solution lui-même. Cela contribuera à lui redonner confiance et à le rendre actif. Le soutien scolaire ne doit pas être un assistanat.

- le rendre autonome en améliorant ses méthodes d'apprentissage :

- l'aider à identifier son mode de mémorisation (visuel, auditif)
- Mesurer sa capacité à se concentrer et lui conseiller, s'il a des difficultés, d'apprendre en écrivant pour canaliser son attention.
- Lui montrer comment préparer un cours, s'il s'agit d'un bon élève, pour le rendre plus efficace pendant le cours, au collège ou au lycée.


En fait, un cours particulier, quelle que soit la discipline concernée, doit faire travailler les compétences de base (analyse, comparaison, classification, etc.) qui sont des compétences transversales et aura ainsi des effets bénéfiques la matière concernée et sur les autres matières.
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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 10:25

Ce petit article est juste un appel : ne laissez pas un enfant en difficulté s'enfoncer... prenez quelques minutes pour lire  les articles que j'ai écrits récemment... et discutons en ! Mon seul objectif est de vous faire découvrir ce que j'ai découvert... un peu tard mais pas trop tard !

 

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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 10:17

Pour donner une définition succincte de la médiation  cognitive, je
dirai qu'il s'agit d'un positionnement du médiateur (parents,
enseignants), d'une attitude à écouter plus qu'à parler qui permet de faire émerger les solutions par l'enfant/l'ado/l'adulte au lieu de lui apporter la réponse sur "un plateau". L'enfant est actif et pour  trouver la réponse à la question posée l'adulte va intervenir  simplement pour lui montrer le chemin. Ce chemin, il va le trouver  avec ses propres fonctionnements mentaux. Le médiateur   donne du  temps, régule. Il permet aussi la mise en place de la métacognition  c'est à dire le "comment je fais" . Le médiateur utilise l'erreur  comme un outil pédagogique.
Voilà un début de réponse... je peux continuer en fonction de vos
questions !

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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 08:23
UNE APPROCHE DES CONSIGNES
POUR LES PETITS
A TRAITER PAR LA MEDIATION COGNITIVE
 

Objectifs principaux des premiers exercices : (A vérifier s'ils sont appropriés à des petits)

-    Décoder des consignes simples en augmentant la difficulté de tâche en tâche.
-    Identifier les mots-clés d'une consigne (quoi ? où ? comment ? quand ?

-    Déterminer des points de repère

-    Travailler les repères dans l'espace, situer

-    Organiser la prise d'information

-    Travailler sur la décentration
 
1ère étape
2ème étape
OBSERVER


A noter que chacun des dessins ci-dessous doit être traité séparément. Pour ce trait oblique, il s'agira donc de le faire dessiner (par exemple en haut à gauche) sur une feuille A4.

 

La feuille sera distribuée à une partie des élèves (ce travail peut être organisé en formant deux groupes d'élèves en face à face). L'autre partie ne doit pas la voir.

 

L'exercice pourra être refait avec le groupe qui devait reproduire en lui donnant une autre feuille avec, par exemple une feuille ou une petite maison..

 
FAIRE REPRODUIRE
 

Cette phase doit être traitée en prenant son temps de façon à organiser et à réguler les questions et les réponses

Le dessin est un trait vertical situé en haut à gauche de la feuille

Pour ce premier dessin, la notion de verticalité et d'horizontalité pourront être développés.

 
 

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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 12:51

A la suite de certaines réactions à mon article précédent  voici quelques précisions.

Quelqu'un, en fait, me demandait si la médiation cognitive et l'écoute active sont identiques. Je dirai que l'écoute active est un des éléments de la médiation cognitive. La médiation cognitive peut-être (je dirai même devrait être) mise en oeuvre pour l'acquisition des connaissances et des savoir-faire à l'école comme dans la formation des adultes. Elle fait jouer à l'enfant, l'ado, l'adulte un rôle actif et moteur, en lui faisant abandonner la traditionnelle passivité. Elle consiste à lui faire prendre conscience de ses capacités à produire des connaissances sur le réel et à résoudre des problèmes.

Ce n'est pas seulement l'écoute active qui permettra l'acquisition des connaissances ou le transfert de compétences, c'est aussi l'attitude mentale du médiateur qui se positionne comme un intermédiaire entre celui qui apprend et la compétence.

Une des forces de la médiation cognitive est donc le respect total de celui qui apprend. On ne lui dit pas ce qu'il FAUT faire. On l'amène à découvrir par lui-même la réponse par une forme de questions qui se fait l'écho du raisonnement en cours et qui aide l"apprenant" à découvrir toutes ses ressources, toutes ses richesses. La médiation cognitive  est donc un ensemble de techniques qui vont permettre de valoriser celui qui apprend.

Elle met souvent en oeuvre l'explicitation (Pierre Vermersch a publié un livre sur ce thème qui est accessible à des publics non spécialisés. On peut également trouver des éléments  sur internet.) J'en parle également dans un article précédent.

Elle met aussi en oeuvre des techniques de transfert. L'acquisition des connaissances n'est définitive que lorsqu'il y a capacité à transférer dans d'autres domaines

La médiation cognitive permet souvent de résoudre des dysfonctionnements des opérations mentales. Par exemple, un enfant regarde une image qui représente une maison avec tous ces détails. On lui demande que vois tu ?

Il va peut-être répondre une porte. Il va alors s'agir de lui faire comprendre qu'il a d'abord vu une maison puis une fenêtre, une porte etc…., et ainsi l'aider à éduquer sa capacité à organiser sa prise d'information. Si les deux fenêtres ne sont pas pareilles et le conduire à exercer ses capacités à comparer. Le médiateur va ensuite donner du sens à l'exercice en l'amenant à trouver des exemples dans la vie quotidienne où il est amené à comparer, à analyser. Cette prise de conscience va dynamiser son regard, son observation et donc sa curiosité...

Voilà je m'arrête là pour aujourd'hui... Merci à ceux qui me font part de leurs réactions.

 

 

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 09:08

COMMENT FONCTIONNE MA MEMOIRE

? Je retiens mieux les mots en les voyant écrits (j'ai une mémoire visuelle  

 

 

 

      Si je récite par écrit :

-     Je recopie toute la leçon                                    

-     Je recopie seulement les phrases importantes   

-     Je recopie les groupes de mots importants ou les mots- clés

-     Je fais un  Résumé           

-     Si je fais un résumé, j'utilise les mots importants du texte  

-     je n'emploie pas obligatoirement les mots du texte mais aussi des mots à moi                       

 

  Je retiens mieux les mots en les entendant (j'ai une mémoire auditive)                                 

Si je récite oralement (j'ai une mémoire auditive)

 -     Je répète toute ma leçon par coeur   

 

 

-     Je répète plus particulièrement certains passages difficiles      

-     Je récite    

       .     le résumé que j'ai fait       

       .     les mots-clés que j'ai choisis   

       .     les mots nouveaux que j'ai cherchés 

-     Quand je relis une  phrase difficile, je relis aussi les phrases précédentes déjà apprises        

-     J'écoute plusieurs fois ce que j'ai enregistré au magnétophone                                             

-     Si j'utilise le magnétophone, je remets chaque fois la bande au début 

-   Je ne récite pas, j'essaie plutôt de me souvenir de ce que j'ai compris et    qui me paraît important                                   


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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 18:34

Cette deuxième étape va donc consister à choisir les instruments PEI appropriés.

 

Les choix à faire concernent :

 

 

 

§         les instruments PEI.  les thèmes, les visées cognitives et les modalités sont différents.

 

Ce programme d'entraînement se présente matériellement sous la forme de 14 cahiers représentant environ cinq cents pages d'exercices dits "papiers-crayon" pour la plupart, bien que le médiateur puisse les adapter au public dit "illettré" en privilégiant le verbal.

 

 

 

Chacun de ses cahiers vise à rééduquer les déficiences cognitives, représentant souvent des compétences transversales nécessaires à tout processus d'apprentissage. Ces cahiers, appelés instruments, sont : Organisation de points, Orientation spatiale ( I - II ), Comparaison, Perception analytique, Classification, Consignes, Relations familiales, Relations temporelles, Progressions numériques, Syllogismes, Relations transitives, Illustrations, et Pochoirs.

 

 

 

Dans le premier cahier, Organisation de Points, il s'agit de retrouver des formes géométriques de plus en plus complexes. Leur taille, leur orientation, leur distance respective sont autant de variables à prendre en compte pour la représentation mentale des figures à dessiner. Cet instrument met en jeu de nombreuses activités cognitives reprises ensuite dans les autres instruments. Les autres instruments combinent plusieurs modalités de lecture (formes géométriques, icônes, symboles, graphiques, nombres, tableaux, schémas, histoires sans paroles).

 

 

 

 

 

Parmi eux, il est souvent nécessaire d'en avoir plusieurs à sa disposition pour une même séance car il arrive qu'à la suite d'une question ou d'une observation d'un stagiaire, en début de séance, l'instrument "prévu" ne s'avère pas le plus approprié. A titre d'exemple, je citerai un moment où nous avons travaillé sur Orientation Spatiale à la suite d'un échange au cours desquels les stagiaires avaient manifesté clairement leurs difficultés dans ce domaine. Ils étaient donc demandeurs. La motivation était forte. L'exercice avait du sens. L'intentionnalité et la réciprocité, points sur lesquels je reviendrai plus loin, étaient instaurés.

 

 

 

 

§         le type de support. Les supports à ma disposition étaient le tableau, le papier et rétro-projecteur

 

 

 

§         le mode de travail. Chaque mode de travail a ses intérêts.

 

 

 

-          Le travail en petits groupes ou en grand groupe favorisait la coopération et la décentration.

-          Le travail personnel me permettait une approche très individualisée de chaque stagiaire.

-          Le travail en dyades privilégiait l'étayage d'un apprenant par un pair.

 

 

 

Le travail personnel et le travail en dyades permettaient d'agir sur le potentiel de chacun, ce que Vygotsky a appelé la Zone proximale de développement. Il n'était pas question que l'apprenant "le plus fort" domine l'autre mais que par la verbalisation de sa recherche, l'apprenant le plus en difficulté reçoive l'assistance nécessaire. "si la potentialité est là, elle a besoin d'assistance pour se développer au bon moment"[ii]

 

 

 

§         les techniques (jeu de rôles, récits d'expériences, démonstration gestuelle?)

 

 

 

§         la démarche c'est à dire la manière dont j'allais conduire les différentes actions pour progresser vers le but immédiat ou plus lointain. Cette démarche pouvait être :

 

 

 

-          inductive. A travers l'étude des cas particuliers présentés par les planches de PEI les stagiaires étaient amenés à construire des règles

 

 

 

-          déductive. La présentation d'un principe général, je pouvais proposer des exercices d'application de ce principe pour en renforcer la mémorisation.

 

 

 

-          dialectique . La mise en contradiction de certaines connaissances permettaient de faire émerger des concepts abstraits. Cette démarche était souvent utile avec Comparaison et Classification. Je me souviens que lorsque la question "Que veut dire identique ?" c'est en donnant des exemples d'objets différents  que nous avons commencé l'explication. En fait, Rosan avait commencé par répondre : c'est quand c'est pareil" et immédiatement Marina avait rétorqué "une orange c'est pas pareil". La mise en opposition de ces deux fruits nous a permis de donner les caractéristiques de la similitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

-          analogique est utilisée au moment de la transposition puisqu'elle consiste à trouver un nouveau contexte dans lequel est applicable l'idée émise.

 

 

 

 

 

 

Le PEI étant une méthode active centrée sur l'apprenant, acteur principal de son apprentissage, j'ai donc construit la progression des séances au fur et à mesure pour prendre en compte les motivations des stagiaires, leurs besoins, leurs attentes et les modifications qui s'opéraient. Les tâches que j'allais leur proposer devait les amener à produire, à créer, à chercher et donc ainsi à prendre confiance en eux, à découvrir leurs ressources.

 

 

 

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 09:00

LES PREMIERES QUESTIONS A VOUS POSER : QUELLE EST MA STRATEGIE POUR MEMORISER ?

  DE QUELLE MANIERE J'APPRENDS MA LEÇON  ?

 

   

Pour répondre à ce questionnaire, je choisis une leçon que j'ai eu à apprendre et j'y repense)

 Œ Avant de commencer d'apprendre ma leçon :

 

 

     -  Je me demande à quoi cela va me servir d'apprendre cette leçon                                       

    -  Je réfléchis à la manière dont je vais devoir l'utiliser en classe                               

 Je lis ma leçon :

      -  Rapidement (pour avoir une idée d'ensemble du texte)       

      -  Lentement, en cherchant à bien comprendre     

      -  Lentement, en cherchant à retenir ce qui est  écrit  

      -  Plusieurs fois en  général 

      -  À voix  basse 

      -  À voix haute                                                                   

      -  Des yeux (sans prononcer dans ma tête ce que je lis)                                                       

Ž Quand il y a des mots que je connais mal ou que je ne connais pas

       -   Je ne fais rien

       -     Je les souligne ou je les surligne     

 

 

       -     Je les écris  

       -     Je les enregistre au magnétophone  

       -     Je cherche leur définition dans le dictionnaire      

x Je repère ce qui est important :  

    -     Je cherche les phrases qui donnent l'idée générale                  

    -     Je repère des groupes de mots importants     

    -     Je cherche des mots-clés      

                                                                                             

y Lorsque je ne comprends pas une partie de la leçon:

      -  Je saute le passage                                                                                                         

      -  J'essaie de comprendre en allant lentement et en y revenant plusieurs fois                         

      -  Si je n'ai toujours pas compris, j'y reviens après avoir vu l'ensemble de la leçon               

  

Est-ce que je procède de la même manière pour apprendre toutes mes leçons ?       

 

N'hésitez pas à me mettre un commentaire si vous souhaitez aller plus loin dans cette démarche                

 

 

 

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 11:00
 
Françoise Dolto (1908-1988)
Pédiatre et psychanalyste, elle participa avec Lacan à la création de l'école Freudienne de Paris.
Un des principaux apports de Françoise Dolto fut de reconnaître l'enfant, dès son plus jeune âge, comme sujet de lui-même, dans le droit-fil de la psychanalyse qui considère le patient comme le sujet de ses désirs inconscients. "Notre rôle de psychanalyste, disait-elle, n'est pas de désirer quelque chose pour quelqu'un mais d'être celui grâce auquel il peut advenir à son désir."
Pour Françoise Dolto, l'être humain est un être de langage, avant même qu'il ne sache parler. Dans le ventre de sa mère, chez le fœtus, la fonction symbolique est déjà à l'œuvre. Cette certitude lui permit d'écouter et d'entendre ce qui "fait sens" par le corps du bébé.
Françoise Dolto décrit le développement de l'enfant comme une suite de "castrations": ombilicale avec la naissance, orale avec le sevrage, anale avec la marche et l'apprentissage de la propreté. Chaque fois, l'enfant doit se séparer d'un monde pour s'ouvrir à un nouveau monde. Chacune de ces castrations est une sorte d'épreuve dont l'enfant sort grandi et humanisé. La responsabilité des parents est de l'aider à les franchir avec succès.
LES CINQ CLES DE LA PENSEE DE FRANÇOISE DOLTO :
1 ) L’enfant est une personne !
Très jeune, Françoise Dolto avait promis : « Quand je serai grande, je tâcherai de me souvenir de comment c’est, quand on est petit » !
Ainsi, n’oubliera t-elle jamais que le nouveau-né aspire d’abord à communiquer et que ses désirs, indépendants de ceux de l’adulte, sont aussi respectables.
Une approche psychanalytique se traduisant par une confiance totale envers les sujets de ses cures, qu’elle cherchera à « suivre », persuadée que chaque enfant est doté d’un savoir, même confus ou ignoré, le guidant sur son chemin : « fou », « débile », qu’importe, dès lors qu’il trouve un équilibre. Mais ce respect d’un choix de vie est surtout une éthique, pour laquelle Françoise Dolto a milité avec ferveur et vigueur, faisant parfois scandale, dans une société habituée à considérer que l’enfant n’a de valeur que par ce qu’il peut devenir, pourvu qu’il soit assez « sage » et suive sa vocation : satisfaire ses parents !
2) Tout est langage :
A la différence de l’animal, chez l’être humain tout « veut dire quelque chose ». Les gestes les plus absurdes ont un sens, font partie d’un langage symbolique à travers lequel se tisse ce que Françoise Dolto appelle « la fraternité d’espèce ».
Parler, s’exprimer, permet de marquer sa différence vis-à-vis d’un autre (avant tout de sa mère), pour mieux partager avec lui des émotions, des souvenirs, des idées.
3 ) Le « parler vrai » :
Selon Françoise Dolto, il faut non seulement parler « avec » l’enfant, mais « à » l’enfant. Surtout, lui « parler vrai ».
On ne peut pas mentir à l’inconscient, il connaît toujours la vérité » insistait la psychanalyste.
4 ) Le complexe du homard :
Françoise Dolto a inventé cette image pour représenter la crise d’adolescence. L’enfant se défait de sa carapace, soudain étroite, pour en acquérir une autre. Entre les deux, il est vulnérable, agressif ou replié sur lui-même. Mais « ce qui va apparaître est le produit de ce qui a été semé chez l’enfant », avertit la psychanalyste. Les parents devraient donc voir les crises explosives comme preuve qu’ils ont rempli leur contrat, les repères éducatifs s’avérant suffisamment souples pour « sauter » au bon moment.
A l’inverse, si les parents sont trop rigides, l’ado restera prisonnier de sa carapace et désarmé face à la dépression.
5 ) L’image inconsciente du corps :
Il s’agit là du concept de l’œuvre de Dolto théoricienne.
La psychanalyste est partie du concret, en l’occurrence des dessins des enfants qu’elle recevait. Elle a réalisé que ces dessins représentaient en fait leur propre corps, un corps parfois aberrant, fantastique, en un mot imaginaire, figurant leurs désirs, leurs manques, leurs rapports avec les autres.
Le corps imaginaire est notre premier moyen d’expression, un langage symbolique, toujours mystérieux.
A son grand étonnement, elle découvrit qu'une parole adressée à un nourrisson qui ne parle pas encore peut avoir des effets thérapeutiques. C'est pourquoi elle a toujours proposé aux parents de parler à l'enfant de tout ce qui le concerne, de "parler vrai", dès sa naissance. Car le pire pour un être humain est ce qui reste privé de sens : ce qui n'est pas passé dans le langage.
 
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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 15:00
 Et voici  un autre psychologue  qui s'est également intéressé à l'enfant
 
HENRI WALLON (1879-1962)
Henri Wallon était à la fois philosophe, psychologue, neuropsychiatre, pédagogue et homme politique français. Docteur ès lettres avec une thèse sur l'enfant turbulent (1925), il crée le laboratoire de psychobiologie de l'enfant. Directeur de l'Institut de Psychologie de l'Université de Paris, il crée en 1948 la revue "Enfance".
A la différence de Piaget qui considère qu'un stade du développement doit être atteint dans tous les domaines avant que la progression vers un autre stade ne débute, Wallon ne décrit pas de "stades" stricts avec des paliers. Il estime que les stades se chevauchent et s'imbriquent de façon complexe, discontinue, ponctués par des crises (d'opposition, d'adolescence, etc.), des conflits et des mutations. Le passage d'un stade à l'autre n'est pas une simple amplification mais un remaniement, une transformation brusque impliquant conflit et choix entre un ancien et un nouveau type d'activité. Pour Wallon, chaque stade "plonge d'une part dans le passé mais empiète d'autre part sur l'avenir". Il met donc l'accent sur l'interdépendance des facteurs biologiques (maturation du système nerveux) et sociaux dans le développement psychique
Une telle conception a le mérite de rendre compte de la complexité et du dynamisme de l'évolution de l'enfant mais rend difficile les repères de développement selon l'âge.
On peut schématiser ainsi le développement de l'enfant selon Wallon
 
1)         Avant 6 mois : le stade impulsif pur
C'est le stade de l'activité motrice réflexe avec adaptation sociale progressive des réponses motrices et agitation diffuse lors des émotions. La vie psychique du bébé se traduit par des mouvements sans coordination ni but externe. Une évolution n'est possible que par le rapport dialectique entre les facteurs neuro-biologiques de maturation et les facteurs sociaux de relation (action de l'entourage familial) qui sert d'intermédiaire entre le physiologique et le psychique.
"Je n'ai jamais pu dissocier le biologique du social, non pas que je les croie irréductibles l'un à l'autre, mais parce qu'ils me semblent chez l'homme si étroitement complémentaires dès la naissance qu'il est impossible d'envisager la vie psychique autrement que sous la forme de leurs relations réciproques".
 
 
2)         6 à 12 mois : le stade émotionnel
C'est le stade de la symbiose affective, de l'expression par l'émotion (langage primitif de l'enfant) et de la reconnaissance dans le miroir. La maturation du système nerveux reste élémentaire mais les relations humaines permettent l'affinement des moyens d'expression.
3)         12 à 24 mois : le stade sensori-moteur
C'est l'apparition des réactions circulaires, de la marche et de la parole. L'enfant se déplace et explore le monde avoisinant. Il manipule et identifie les objets. L'intelligence pratique ou l'intelligence des situations apparaît.
"Le stade qui suit le stade émotionnel et qui intervient vers la fin de la première année ou le début de la deuxième est au contraire tourné vers le monde extérieur. On pourrait dire que c'est l'éveil du réflexe appelé par Pavlov "réflexe d'orientation ou d'investigation". L'enfant répond aux impressions que les choses font sur lui par des gestes dirigés vers elles".
 
4)         2 ans : le stade projectif
C'est le stade du syncrétisme (perception globale et confuse des différents éléments) différencié. L'action stimule l'activité mentale. L'enfant passe par l'imitation, le simulacre, puis devient capable d'évoquer un objet ou un événement absents. L'enfant accède à la fonction symbolique dont le langage est la forme la plus élaborée.
 
5)      A partir de 2 ans 1/2 : le stade du personnalisme
-         3 ans: phase d'opposition, négativisme, réaction de prestance (narcissisme), phases d'imitation, jeux d'alternance passivité-activité ;
 
-         4 et 5 ans: phase de grâce avec intégration et dépendance dans le milieu familial ;
 
-         6 ans : personnalité polyvalente avec des jeux de groupe et un rôle dans le groupe.
 

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